Retour sur la visite de Monceau Hydro le 7 août dernier

VISITE À MONCEAU-HYDRO

Un article de Joseph François, Président d'Émissions Zéro, administrateur EZ, OCE et MHP

À l’occasion du 15e anniversaire d’Emissions Zéro, une visite a été organisée au site hydroélectrique de Monceau Hydro le dimanche 7 août. Cette visite coïncidait à une demande de Cociter, le fournisseur d’électricité des coopératives citoyennes. Les visites étaient échelonnées de demi-heure en demi-heure.

Il importe à ce sujet de remercier tout d’abord les coopérateurs locaux, notamment les familles Damay, qui ont amené sur place tables, chaises, boissons réfrigérées… L’ensemble était disposé sous les platanes plantés sur l’îlot, entre l’écluse et  le déversoir. Le site hydroélectrique occupe une partie du déversoir. Ainsi, sous la fraîcheur naturelle distillée par les arbres, les visiteurs purent profiter de la journée dans une ambiance agréable.

Au total, près d’une centaine de personnes ont été accueillies sur place. Presque toutes étaient affilié.e.s à Emissions Zéro. Mais comme le site est détenu par plus d’une coopérative citoyenne, l’invitation avait été étendue à tout.e coopérateur.trice.

Les participants étaient tout d’abord accueillis par des personnes, au parking, puis par Georges Geury qui avait la tâche de les « canaliser ». Inutile d’arriver trop tôt, car le nombre de participants était limité, vu l’étroitesse des lieux, entre autres.  

Les présentateurs furent Alain Damay, président de Monceau Hydro, et Dimitris Stamatoukos, administrateur d’Emissions Zéro.  Avant la visite de l’installation proprement dite, il faut constater qu’un cours d’eau charrie diverses matières, notamment des bois, mais aussi des objets « balancés », comme des bidons, des pneus, des frigos… Le dégrilleur empêche ces matières d’accéder directement au site hydroélectrique. Dégrilleur qu’il faut nettoyer de temps à autre, souvent à l’aide du grappin électrique. Vient ensuite la visite du cœur du site. Il contient 3 vis d’Archimède d’une longueur de 11 m. La puissance de l’eau parvient à générer 200 kW par vis. Le régime lent des vis est surmultiplié via une boîte de vitesse qui  entraîne l’électrogénérateur. Intervient ensuite la partie électronique, à savoir la conversion du courant généré en courant alternatif à 50 Hertz, qui est ensuite injecté dans le réseau électrique.

On nota, bien souvent, que la visite dépassait la demi-heure, en raison des nombreuses questions des visiteurs, ce qui est toujours réjouissant pour les organisateurs. Ceux-ci étaient une petite dizaine, ce qui n’est pas de trop, car des visiteurs regrettaient la difficulté de rejoindre l’endroit de la journée.


Rédaction : Joseph François


 

Un groupe de visiteurs écoutant les explications d’Alain Damay