Achat groupé de panneaux plug-and-play : premier bilan

L'heure du premier bilan

Odoo image et bloc de texte

En 2025, Émissions Zéro a proposé un achat groupé de panneaux photovoltaïques plug-and-play, des kits composés d'un ou deux panneaux solaires et d'un micro-onduleur à brancher directement sur une prise électrique domestique. Une vingtaine de coopérateurs ont participé à l'opération. Un an plus tard, quel bilan en tirent-ils ?

Les premiers retours sont encourageants. Dans un mini-sondage réalisé auprès des participants, les coopérateurs mettent en avant une installation simple, des démarches administratives limitées et une production globalement conforme à leurs attentes. Plusieurs soulignent également que cette première expérience les a amenés à mieux comprendre leur consommation d'électricité et à adapter certaines habitudes afin de maximiser leur autoconsommation. Tous insistent néanmoins sur un point : le choix de l'emplacement des panneaux est déterminant pour obtenir de bonnes performances.

Parmi ces coopérateurs figure David Pirlot. Conseiller en rénovation énergétique chez Corenove, coopérative cofondée avec le soutien d'Émissions Zéro en 2018, il a choisi de tester lui-même cette solution afin de se faire sa propre opinion.

Séduit par le prix attractif du kit (386 euros via l'achat groupé) autant que par la possibilité d'expérimenter cette technologie, David installe, en octobre 2025, un panneau photovoltaïque Beem de 500 Wc dans le jardin d'une maison en rénovation. L'installation ne lui pose guère de difficultés. Avec l'aide d'un ami pour manipuler le panneau, relativement lourd, une demi-heure suffit pour mettre le système en place. Il faut ensuite adapter le système de fixation pour le positionner en oblique afin de maximiser sa production électrique.

Le raccordement est particulièrement simple : le micro-onduleur se branche directement sur une prise électrique domestique, ce qui fait tout l'intérêt du concept « plug-and-play ». Dans le cas de David, le panneau a été branché sur une prise intérieure via le vide ventilé.

Les démarches administratives se révèlent tout aussi limitées. Un simple formulaire est transmis à ORES, qui procède ensuite au remplacement du compteur par un compteur communicant. Aucun permis d'urbanisme n'est nécessaire dans son cas, le panneau n'étant pas visible depuis la rue. Son assurance habitation n'a pas non plus dû être adaptée.

Après plusieurs mois d'utilisation, le bilan est positif. Malgré un ombrage partiel, le panneau produit en moyenne près de 1,5 kWh par jour durant les meilleurs mois. Si cette production ne couvre qu'une partie de ses besoins en électricité, elle l'a surtout conduit à modifier certaines habitudes de consommation. Son vélo électrique, par exemple, est rechargé en pleine journée afin de profiter directement de l'électricité produite.

Au-delà des économies réalisées, David retient surtout cette prise de conscience. Le suivi de la production via l'application mobile (voir ci-contre) permet de mieux comprendre sa consommation et d'augmenter son taux d'autoconsommation. En été, lorsque la production solaire est la plus importante, consommer directement l'électricité produite permet également de limiter les injections sur le réseau, contribuant ainsi à réduire les risques de saturation dans les quartiers fortement équipés en panneaux photovoltaïques.

Huit mois après la mise en service, aucun problème n'est apparu. Le panneau fonctionne discrètement, sans bruit ni entretien particulier.

Pour David, les kits plug-and-play ne sont pas destinés à remplacer une installation en toiture, mais ils permettent de produire une partie de son électricité avec un investissement limité, tout en permettant de découvrir concrètement les principes de l'autoconsommation.

Ils peuvent constituer une solution pertinente pour les personnes qui veulent produire une partie de leur électricité sans investissement conséquent, pour les locataires qui veulent pouvoir emporter leurs panneaux en cas de déménagement ou encore pour les personnes vivant en appartements.

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